Quelle était verte ma vallée

L’attrape-rêves, Xavier-Laurent PETIT, ed. L’Ecole des Loisirs, coll. Médium.
Louise vit au bout du monde, tout la-haut, dans une vallée belle et rude dont les rares habitants n’aiment pas se mélanger avec ceux "d’en bas". Alors, quand un nouvel élève déboule dans la classe en cours d’année, Louise, comme les autres, pense à une erreur. Non, seulement Chems n’est pas de la vallée, mais il est différent, avec ses cheveux longs, la couleur de sa peau, la vieille caravane dans laquelle il vit avec sa mère au milieu du bois... C’est une différence que Louise trouve attirante. Elle est bien la seule. Pour les autres, comme son père, un étranger n’a rien à faire dans la vallée où le travail manque, où la scierie du coin bat de l’aile. Louise se sent coupée en deux. Mais Chems va prouver qu’il aime cet endroit comme s’il y était né. Quitte à le défendre au péril de sa vie.
Le hasard des lectures met parfois en évidence des "ponts" entre deux auteurs. C’est le cas ici avec L’attrape-rêves lu peu de temps après Les mille ruse du renard volant de CHABAS. Un air de famille que l’on reconnaît dans les influences revendiquées des deux auteurs, celles des grands auteurs américains contemporains que Xavier-Laurent PETIT cite en dédicace. L’humilité de l’auteur ne fait pourtant pas de lui un "petit maître" et L’attrape-rêves est bien plus qu’une "introduction" aux oeuvres des modèles. Le nouveau roman de Xavier-Laurent PETIT est une merveille, un texte encore plus puissant et ample que ne l’était Be Safe.
Le portrait terrifiant d’une communauté repliée sur elle même. Une histoire d’amour déchirante. Un plaidoyer pour la sauvegarde des décors mythiques du rêve américain. Le destin d’un personnage inoubliable (Louise qui aurait pu être incarnée au cinéma par Nathalie WOOD) sauvé par la lecture de la poésie d’Emily DICKINSON. L’attrape-rêve est tout cela à la fois et bien plus encore...
A partir de 13/14 ans

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